CV musical
Je gamberge, je code
La bande-son d'une candidature. Homme + IA, 3 min 58.
Station F, écoute bien.
Je ne suis pas venu cirer le parquet,
je suis venu me faire challenger,
bousculer, cravacher,
passer au banc d'essai.
Combien de cerveaux avez-vous boostés ?
Merci de mettre le mien sous tension.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
le son prend mes démons et les change en méthode.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
j'ai mis ma chute en boucle, maintenant ça décolle.
Pas open to work, je suis open to war,
pas contre les gens, contre le décor.
L'IA dans la main, la musique dans le torse,
je ne demande plus la place, je déplace les murs.
Reste à l'écoute.
Je vais pas faire joli.
Je vais pas faire propre.
Je vais pas faire inspirant.
Je vais faire vrai.
Car quand je m'enflamme,
la musique devient détonateur,
l'IA devient catalyseur,
et ma méthode, mon limiteur.
J'ai pas grandi dans un plan de carrière,
j'ai grandi avec une alarme sous la peau.
Dix-neuf ans, la vie m'a parlé trop fort,
depuis je réponds avec des sites, des mots, des moteurs.
Pendant que certains trouvaient leur why à Bali,
moi je me reconstruisais dans la vraie vie.
Je vais pas vendre ma vie comme un produit premium,
ni mes doutes dans un carrousel Canva.
Dyslexique, dysorthographique, note-le.
Pendant que tu corriges mes fautes, je corrige le système.
Toi tu vois la ligne, moi je vois la brèche.
Toi tu veux la phrase parfaite, moi je veux l'impact.
J'ai pas fait grande école.
J'ai fait terrain, tension, survie.
Vingt-trois ans sans mode d'emploi,
à vivre de commissions, pas de pensions.
Le cerveau chauffe.
La nuit colle.
Le passé tape.
La basse décolle.
Mes démons comme moteur,
la musique détonateur,
l'IA catalyseur,
ma méthode comme limiteur.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
le son prend mes démons et les change en méthode.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
j'ai mis ma chute en boucle, maintenant ça décolle.
Pas open to work, je suis open to war,
pas contre les gens, contre le décor.
L'IA dans la main, la musique dans le torse,
je ne demande plus la place, je déplace les murs.
Deux mille vingt-quatre : inapte.
Le mot tombe propre, le choc reste sale.
Catégorie deux, ça classe, ça range,
mais moi je ne suis pas un dossier.
TSPT dans le coffre,
insomnie sur le tableau de bord.
Je roule quand même.
Même cabossé, un moteur peut encore faire peur.
Pendant que le monde du travail me fermait la porte,
j'en ai ouvert cent trois.
Pendant que d'autres postaient "on recrute",
moi je construisais.
Pas d'agence, pas d'équipe, pas de permission.
Juste un cerveau qui brûle, une IA dans la main,
et la sortie de route
qui devient une entrée cachée.
Je ne cherche pas à impressionner.
Je ne cherche pas de poste.
Je ne suis pas open to work.
Je suis en train de changer le poste.
J'ai pas de vision disruptive à trois cent soixante,
j'ai pas envie de scaler mon mindset.
Je ne leveragerai rien du tout,
je vais parler français, ce sera plus net.
Ma proposition de valeur ?
Gagnant-gagnant, buffet géant.
J'ai pas de morning routine à cinq heures,
j'ai des insomnies, c'est pas pareil.
Le vrai réseau ?
C'est pas cinq cents connexions.
C'est cinq personnes qui décrochent
quand ça saigne pour de bon.
Je ne fais pas de personal branding,
je fais ce que je dis,
je dis ce que je fais,
et pour quatre-vingt-dix pour cent des cerveaux,
c'est déjà trop.
Seize sites. Sept semaines.
Cent trois domaines. Presque zéro budget.
Pas de développeur. Pas d'agence.
Pas de comité. Pas d'excuse.
Un homme en invalidité.
Une IA. De la musique.
Et une rage assez cadrée
pour devenir méthode.
Je viens brancher ma centrale,
mettre mes preuves sur la table,
voir ce qui tient quand ça tape.
Je connais vos mots :
traction, market fit, scaling.
Je peux les dire, les vendre,
je peux même les faire danser.
Mais mon vrai KPI, c'est simple :
ce que je construis
quand on me donne enfin
le bon terrain de jeu.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
le son prend mes démons et les change en méthode.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
j'ai mis ma chute en boucle, maintenant ça décolle.
Pas open to work, je suis open to war,
pas contre les gens, contre le décor.
L'IA dans la main, la musique dans le torse,
ils m'ont fermé la porte, j'ai déplacé les forces.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
seize sites dans la nuit, cent trois noms dans la gorge.
Je gamberge, je code, je gamberge, je code,
je ne demande plus la place, je déplace les murs.
Je ne suis pas développeur.
Je ne suis pas diplômé.
Je ne suis pas conforme.
Je ne suis pas calme.
Je gamberge. Je code.
Et maintenant,
on va voir ce qui tient.
© 2026 Emmanuel Bachellier · UN PETIT MIRACLE FRANÇAIS